Violences en cuisineLe client est roi, mais nous, on n'est rien En cuisine, il faut en baver pour russir. Depuis prs de deux sicles, ce mythe justifie la normalisation de violences de tous ordres conomiques, physiques, psychologiques, homophobes, racistes, sexistes, sexuelles. Comment s'tonner, aujourd'hui, que 200 000 postes soient vacants, lorsquon dcouvre le dcalage glaant entre la vitrine, la salle et la cuisine ? Pendant quatre ans, Nora Bouazzouni a recueilli des
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« Le client est roi, mais nous, on n'est rien »
« En cuisine, il faut en baver pour réussir. » Depuis près de deux siècles, ce
mythe justifie la normalisation de violences de tous ordres – économiques,
physiques, psychologiques, homophobes, racistes, sexistes, sexuelles. Comment
s'étonner, aujourd'hui, que 200 000 postes soient vacants, lorsqu’on découvre le
décalage glaçant entre la vitrine, la salle et la cuisine ?
Pendant quatre ans, Nora Bouazzouni a recueilli des centaines de témoignages
d'employés de la restauration. Tous dénoncent un système bien rodé, qui ne tient
que par l’exploitation des travailleur·euses, et où nombre de chefs règnent par
la terreur et réprimandent à coups d’insultes ou de torchon.
Malgré l’ampleur sidérante des abus, aucun n’a vraiment été inquiété. C’est que
la « haute » cuisine, c’est la France, et la France, c’est la « haute » cuisine.
Gare à qui osera s’y attaquer. Ce livre s’y emploie.